Inspirations

Destination Santorin

Santorin. Un rêve d’enfant devenu réalité. 
Pour cet article, c’est Audrey d’Il Etait une Fleur qui va te faire voyager.
 
J’ai 9 ans.  
Une pile de cartes postales de pays du monde entier sur mon bureau de petite fille. Une en particulier retient mon attention. Je l’épingle au mur. Une vue d’Oia, à Santorin. Je fais mes petites recherches ( Dans mon bon vieux Petit Robert ! Pas d’internet ni Wikipédia à l’époque à la maison ! )
Oia, village de Santorin, île des Cyclades. Ma décision est prise. Un jour j’irai à Santorin !
 
Semblable au fait de tomber amoureux de quelqu’un avant même de le connaitre, un vrai coup de foudre avant de l’avoir visité. Pourtant, je connaissais par cœur cet endroit, je l’ai tellement vu en photo que j’avais l’impression qu’il faisait déjà parti de mes souvenirs. J’étais sûre que parcourir cette île ferait partie de mes meilleurs souvenirs.Tout comme le sentiment que notre rêve de la nuit est réel au matin, une persuasion qui venait d’on ne sait où.
 
Après quelques jours à Athènes, direction Santorin !
Traversée de la mer Egée en ferry. Les villages de Naxos, Paros, Amorgos, puis…Santorin, plus précisément Oia, le premier village que l’on voit de la mer. Le village de la carte postale de mon enfance ! Il est là, tout là-haut, il est tellement haut perché que j’ai vraiment l’impression d’avoir 9 ans, je me sens toute petite ! Il est là, blanc pur et bleu sur cette roche volcanique noire ! Il surplombe fièrement cette mer si calme à cette époque, début juin, elle est d’un bleu profond. Et le bleu du ciel est là lui aussi !
Blanc-bleu-noir, c’est ce que j’ai vu en premier d’en bas.
 
Je vais tenter d’aller à l’essentiel, de ne pas raconter tout ce séjour, sinon on va oublier le pourquoi du comment de cet article !
 

Allons voir Oia de plus près ! Vite vite ! Je suis pressée ! Et vous ?

 
Déambulation de ruelles en ruelles. Les lignes sont belles et sobres. On monte, on descend, on tourne, on se perd, on fait des “Waouw” et des “Ooooh !” et des”…….” car tant de beauté nous coupe le souffle et se passe de mots.
Lunettes de soleil obligatoire tant ce blanc pur éblouit !
Les maisons et les chapelles aux coupoles bleues dégringolent la pente jusqu’à tomber dans la mer. C’est certainement l’endroit le plus photogénique de l’île. D’ailleurs, Oia est très prisée pour des shootings de mariage. En 2 jours, nous avons dû en voir 5 !
 
Blanc, bleu, noir. A ce trio vient s’ajouter le fuchia des bougainvilliers abondants de fleurs ! Ce rose adoucit le reste. Et puis, il y a aussi des plantes grasses, de l’orangé, des cactus. Des petits jardins sur les toits, ou dans des cours, des plantes en pots car le climat est très sec, seuls les bougainvilliers s’expriment pleinement  ici, peu d’eau, du soleil, le rêve pour eux.
 
Puis il y a Fira, autre village aux maisons blanches et bleues, et le reste de l’île, ses champs de vignes et de tomates, ses plages volcaniques, ses espaces de terre aride, ses mauvaises herbes qui piquent les jambes et les griffent comme quand on court dans les champs à 9 ans. 
Sur la carte des cyclades tout est fracturé et dispersé comme si un dieu là-haut avait piqué une colère. Mais rien sur Terre n’en a détruit l’harmonie : malgré la foule, j’ai ressenti une immense sérénité, cette mer calme, ce blanc sur les murs et le sol, ces couleurs pastelles sur certaines façades des maisons, ces portes colorées, ces dômes bleus, des rues étroites où l’ombre vient se projeter la plupart du temps… Le décor est  changeant  en fonction de l’heure, de la lumière, mais toujours idyllique et certains aspects ne disparaissent pas. Pas ce sourire sur les lèvres de tous les locaux que l’on croise, pas cette chaleur étouffante qui oblige parfois à s’arrêter quelques minutes, pas ces mètres de bougainvilliers qui s’étirent contre les façades des maisons, ni ces bons petits restaurants ni ces cafés frappés si désaltérants !
 
C’est encore plus beau que dans mon rêve d’enfant !
 
Comme à chaque retour de vacances, on ne veut pas que cela s’arrête ! Le meilleur moyen de prolonger ce séjour magique était d’organiser et fleurir un shooting d’inspiration “santorinesque”.
Les incontournables pour ce shooting: trouver des portes bleues, du bougainvillier, des murs blancs, de la roche volcanique, des espaces arides. Par chance, nous avons tout cela à la Réunion !
Je voulais que mon travail de fleuriste me donne l’impression de déambuler dans les rues de Santorin. Je suis donc partie sur un mélange de bougainvilliers, d’olivier, de cactus, de plantes grasses vertes et fleuries, et d’herbes folles séchées cueillies sur le bord des routes et dans un champ derrière chez moi.
Et très important ! Il fallait une couronne sur une porte ! Le 1er mai, les grecs fêtent Maïa, déesse de la fertilité et de la croissance.

La coutume du 1er mai est de décorer les portes des maisons avec des couronnes de fleurs afin d’accueillir le pouvoir de la nature dans la maison. La couronne est fabriquée à partir de diverses fleurs, sélectionnées à la main et brodées ensemble. Les couronnes ornent les portes des maisons jusqu’au jour de la Saint-Jean le 24 juin au cours de laquelle toutes les couronnes du quartier sont rassemblées et brûlées dans un grand feu. Par chance, j’étais là-bas à la bonne période !

Parfois la réalité est plus belle en photos, ce n’est pas le cas pour Santorin qui n’a rien perdu de son charme et de son côté onirique depuis que je l’ai rencontrée.

  • Photos: Sega le petit photographe
  • Décoration: Il Etait une Fleur avec l’aimable participation du 80 la boutique
  • Robe, costumes et accessoires pour la mariée: Jordan Lou
  • Coiffure: Le salon Epi Tête
  • Maquillage: Comme une plume
  • Papeterie: De Chouettes Mots
  • Traiteur: Vincent Lagrange
  • Chaises: Decor.re
  • Remerciements à Neodrones et Stéphanie Sega pour leur investissement.
 
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